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Tous les français métropolitains devraient le savoir, puisque l’Algérie fait partie de l’histoire de France, que ce pays a été conquis par la France en 1830. Les pieds noirs nés entre 1830 et 1962 étaient des descendants d’immigrés, venus pour la plupart de France mais également d’Espagne, d’Italie, de Maltes etc. pour différentes raisons. La majorité des pieds noirs ont quitté l’Algérie en 1962. Année de l’indépendance de ce pays. Certains sont partis avant, d’autres un peu plus tard. Une minorité a décidé de rester.
L’insurrection a débuté le 1er novembre 1954 appelée aussi (La toussaint rouge)
À mon avis, même si l’indépendance de l’Algérie était inévitable, elle aurait pu se passer autrement.
Je crois que tous les acteurs, des deux côtés de ce drame, ont été les victimes de l’histoire de mensonges et d’intérêts politiques. Toutes ces horreurs ont été le fruit d’un engrenage sans fin. Pourquoi d’autre pays colonisés ont recouvré leur autonomie sans atrocités ? On est en droit de se poser la question. L’OAS s’en est pris à toute la population algérienne, commettant des massacres. Le FLN n’a guère fait mieux, il a torturé, violé, tué des français, mais également des arabes qui ne souhaitant pas coopérer. Pourquoi ? Était-ce pour les libérer ou pour atteindre le pouvoir ? Quant aux militaires français, ils n’étaient pas tous des saints, ayant eu l’occasion de converser avec des membres de ma famille, sous-officiers et hauts gradés qui avaient accès aux coulisses de l’armée, j’ai beaucoup appris. Il aurait été préférable de faire appel à l’intelligence pour régler les conflits. En ce qui concerne l’Algérie on a choisi la force dégénérée et la torture.
Il ne faut pas oublier le sort réservé aux harkis, ils étaient arabes et se sont battus pour la France contre la rébellion. Ils ont été abandonnés et massacrés quelques jours après l’indépendance. Pourtant des ordres avaient été donnés pour que les harkis soient rapatriés. Certains, une minorité l’ont été officiellement, d’autres ont dû partir clandestinement. Arrivés sur le sol français, on les a parqués, tels des animaux dans des camps, n’ayant même pas le droit d’accéder librement au territoire français. À ce jour les harkis, les enfants et petits enfants de harkis n’ont pas encore eu droit à une reconnaissance à part entière de la France. Ils se sont battus pour une histoire à laquelle ils ont tout sacrifié.
En résumé, moralité de ce tragique drame : 1,5 millions de morts des deux côtés. Des «Pieds noirs» Éclatés un peu partout, des harkis en perte d’identité, une Algérie qui souffre encore cruellement par la faute de ceux qui leur ont fait croire qu’ils se battaient pour leur dignité.
Il est peut-être temps de tourner la page. Il est cependant difficile d’oublier.
Je n’étais qu’une petite fille lorsque j’ai quitté l’Algérie. Je ne referai pas l’histoire. Je m’arrêterai là. Je vous laisse le mot de la fin.










